Original
Research Article
Social context of premarital fertility
in rural South-Africa
Julien Zwang1 and Michel Garenne2
1SMRU (Shoklo
Malaria Research Unit), Wellcome Trust - Mahidol
University, Oxford Tropical Medicine Research
Programme, Maesod, Thailand
2Directeur de recherche,
IRD & Institut Pasteur, Paris, France
Correspondence: E-mail:
jzwang@bhdc.jussieu.fr,
mgarenne@pasteur.fr
Mail address: M. Zwang C/o M.
Garenne, Institut Pasteur, Unité des Maladies Emergentes,
25 rue du Dr. Roux, 75724 PARIS CEDEX 15, France
African Journal of Reproductive Health,
August
2008; 12(2):
98-110
Abstract
A qualitative study was conducted in
Agincourt, a rural area of South Africa, to document the
perceptions and attitudes towards premarital fertility
and late marriage among young adults of both sexes. Two
focus groups and 35 individual interviews were conducted
among 17-30 year olds, randomly selected. Most
interviewees perceived premarital fertility as
undesirable, and a new phenomenon in a context of major
social changes, in particular loss of authority of
parents and increasing freedom of the youth. In
contrast, late marriage was perceived as positive, by
both sexes, primarily for economic reasons. Much stigma
was associated with premarital fertility, from friends,
institutions and families who occasionally apply mild or
severe sanctions. Consequences of premarital fertility
were numerous: school abandonment, economic adversity,
health risks, stigmatization. In extreme cases,
premarital fertility might lead to exclusion and deviant
behavior. Premarital fertility was ultimately due to a
lack of contraception among young women, and to refusal
of abortion for religious reasons, and is associated
with the risk of contracting STD’s. (Afr J Reprod Health
2008; 12[2]:98-110).
RÉSUMÉ
Contexte social de la fécondité avant le mariage en
Afrique du Sud rurale. Une étude qualitative a été menée
à Agincourt en Afrique du Sud, pour documenter les
perceptions et les attitudes envers la fécondité avant
le mariage et le mariage tardif. Deux interviews au
niveau de groupes cible et 35 interviews personnelles
ont été recueillies auprès des gens âgés de 17 à 30. La
plupart des gens interviewés ont perçu la fécondité
avant le mariage comme étant désirée et comme un nouveau
phénomène dans un contexte de transformations sociales
importantes, surtout la perte de l´autorité des parents
et la liberté croissante de la jeunesse. Par contre, ils
ont apercu le mariage tardif comme positif,
principalement pour des raisons économiques. Beaucoup de
stigmate était lié à la fécondité avant le mariage de la
part des amis, des institutions et des familles qui de
temps en temps appliquent de légères sanctions. Les
conséquences de la fécondité avant le mariage étaient
nombreuses: l´abandon de l´école, l’adversité économique,
les risques de santé, la stigmatisation. Dans des cas
extrêmes, la fécondité avant le mariage peut entrainer
l´exclusion et le comportement deviant. La fécondité
avant le mariage a été finalement causée par un manque
de contraception chez les jeunes femmes et à cause du
refus de l´avortement pour des raisons religieuses et
pour des raisons liées au risque de contracter les MSTs.
(Rev Afr Santé Reprod 2008; 12[2]:98-110)
KEY WORDS: Premarital fertility, Age at
first marriage, Perception, Attitude, Stigma, Sanction,
Qualitative study, Focus group, Shangaan, Agincourt,
South Africa